Menchov, bien présent

Tour de France 2006 | Étape 11 | Tarbes > Val d'Aran - Pla-de-Beret

6 points pour McEwen _ La première offensive du jour place six coureurs en tête de course : Vaugrenard, initiateur du mouvement au km 2, avec Voigt, Calzati, Le Mével, Verbrugghe et Gilbert. Ils sont dans un premier temps rejoints par Garcia Acosta et Geslin, puis réintègrent le peloton. Le temps pour McEwen d’aller consolider son avantage au classement des grimpeurs sur le premier sprint intermédiaire, et un nouveau groupe se dessine avec Martinez et O’Grady, puis Vila Erandonea, Verbrugghe et Vaugrenard, au km 21. Mais le flot de contre-attaquants, avec notamment Popovych et Moreau, est trop important : le peloton est à nouveau groupé au km 25. _ _ Un groupe de quatre _ Le bon de sortie est accordé à un quatuor constitué en deux temps : De la Fuente et Camano démarrent au km 31,5, suivis de Wegmann et Flecha. Le groupe aborde les premières pentes du menant au Tourmalet avec 8’10’’ d’avance sur le peloton. Au sommet, De la Fuente et Wegmann se disputent les points : avantage pour l’Espagnol, qui passe en tête. Thomas Voeckler accélère aux abords du col, souffle quelques points à Rasmussen sur la ligne, et entame une poursuite dans la descente. _ _ Voeckler essaye _ Le scénario de l’ascension est similaire vers le Col d’Aspin, avec cette fois-ci le maximum des points au sommet pour Wegmann. Le travail de Voeckler commence à payer, puisqu’il pointe avec 1’30’’ de retard sur la tête de course « à la bascule ». Les deux grimpeurs les plus en forme de l’échappée, Wegmann et De la Fuente, larguent leurs compagnons à 7 km du col de Peyresourde. Voeckler, qui s’est approché jusqu’à 25’’, craque dans la montée et réintègre le peloton, alors que De la Fuente fait la différence sur son rival pour le maillot à pois dans le dernier kilomètre. Hormis quelques défaillances notables (Mayo, Casar), les trois premières ascensions ne donnent pas d’informations sur la hiérarchie du Tour. La responsabilité de la poursuite est laissée aux coéquipiers du maillot jaune, rarement relayés par les Phonak. _ _ L’accélération de T-Mobile _ Dans le col du Portillon, l’association en tête de course est définitivement rompue par David De la Fuente. Alors que l’Espagnol lâche Wegmann, la sélection attendue est lancée par la formation T-Mobile à 6 km du sommet. Sous l’effet d’une accélération brutale, il ne reste plus que 16 coureurs à la poursuite de De la Fuente au passage du col : Azevedo (DSC), Sastre et Schleck (CSC), Rogers et Kloden (TMO), Moreau (A2R), Boogerd et Rasmussen (RAB), Toschnig, Leipheimer et Fothen (GST), Evans (DVL), Landis (PHO), Zubeldia (EUS), Parra (COF) et Simoni (SDV). _ _ Après cette forte impression, Damiano Cunego contre-attaque en compagnie de David Arroyo. Ils rejoignent De la Fuente à 28 km de l’arrivée, alors que deux groupes se forment, distants d’une minute ; l’un avec les favoris, l’autre avec le maillot jaune, Cyril Dessel. Mais à 24 km de l’arrivée, le trio est rejoint par le groupe des favoris. _ _ Menchov répond _ Dans la longue ascension vers le Pla-de-Beret, une nouvelle sélection est opérée, cette fois-ci par les grimpeurs de la Rabobank. A 10 km de l’arrivée, il ne reste plus que 7 coureurs en tête : Menchov, Boogerd, Evans, Landis, Leipheimer, Sastre et Kloden. Avec la complicité de Boogerd, le coureur Russe brutalise le groupe à 6 km de l’arrivée et provoque l’élimination de Kloden. Parmi les cinq coureurs restants, Leipheimer se déclare à 1 kilomètre du sommet, un mouvement qui distance uniquement Evans et Sastre. Dans la dernière ligne droite, la stratégie de Menchov est la plus judicieuse : il passe Leipheimer en puissance en répondant à une dernière attaque et remporte sa première étape sur le Tour de France. Dessel perd le maillot jaune au profit de Landis.

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